jeudi 31 janvier 2008

Syd Matters - Ghost Days



Premiers vainqueurs de CQFD, le concours tremplin des inrockuptibles, les Syd Matters se sont depuis imposé dans le paysage musical français comme étant LE groupe pop (folk), qui avec des chansons chaloupées et mélancolique réussi a transporter l’auditeur. Le groupe pourrait presque se résumer au nom de Jonathan Morali le l’auteur, compositeur et chanteur de Syd Matters qui a chaque fois donne naissance a des mélodies tellement fragile et tellement touchante qu’elle en prennent une forme organique par la complexité des sentiments exhibée.

Ghost Days n’échappe pas a la règle et commence en toute beauté en annonçant la couleur « I thought I was dead, A shot in my head », on pourrait y voir un signe avec l’intitulé de l’album mais ce qui est décidément très puissant c’est cette corde sensible que touche la mélodie, celle qui nous atteint sentimentalement que ce soit par les textes que par les mélodie toujours aussi mélancolique.





Et pourtant la musique de Morali n’est qu’une accumulation de question les une après les autres comme si Ghost Days n’était qu’une mise en abîme du processus créatif de Syd Matters (cf. les inrocks). D’ailleurs les jours fantômes ne sont que les moment ou Morali écrit ses chansons, il perd a ces moments toutes notions du temps et de l’espace. Les nuits et les jours n’existent plus et Morali raconte qu’il ne se contrôle plus tout a fait, il n’est plus tout a fait lui-même…

De tout manière, même si Syd Matters ne sera jamais sur que leurs mélodies soient efficacent, vous de votre côté n’avez pas de question a vous posez…
Bon vents

mercredi 9 janvier 2008


Beirut… comment qualifier se groupe hors norme, encore plus folklorique que tout ce que vous avez écouté jusqu’à présent. Cette jeune troupe d’américain mené par Zack Codon, ferait passer les « Arcades Fire » pour un groupe de rock indie.


Beirut
c’est le groupe de Zack Codon, ce jeune homme est fabuleux et son charisme déjà légendaire, sa culture gigantesque et son intelligence en font un des personnages les plus intéressant de ce début de siècle pourtant il n’a que 22 ans ! L’univers du leader de ce groupe est tout simplement incroyablement riche caractérisé par une mélancolie de tout instant et une admiration certaine pour la France.


Parcourir The Flying Club Cup c’est un voyage a travers le monde et a travers les temps car la musique subtile de Beirut s’inspire très largement du folklore des pays de l’est (dès le premier album), mais ose aussi s’aventurer au Maghreb ou en Asie.

La richesse de la musique de Beirut ne vient pas aussi que de la multiplicité des références mais aussi de l’agencement des instruments : accordéon, ukulélé, violon, guitare, trombone, trompette, piano, mandoline, basse, saxophone, clarinette, etc. Non seulement tous ces instruments sont présents sur l’album, mais ensemble ils dégagent une harmonie particulière tout à fait naturelle. Ajoutez aussi des rythmes très intéressant et vous trouvez un des plus bel album de l’année 2007


The Flying Club Cup est donc un trésor a posséder absolument pour les adorateurs de folk et de voyage. Il ne vous suffira seulement une chanson pour découvrir l’univers si riche de Beirut et l’adopter immediatement. Cependant Beirut prend tout son sens en live pour des perfomance parait il incroyable...

Pour le futur... "Zach Condon- last seen in the south of france, worrying about the new album" (extrait de myspace)



free music





see you later

dimanche 6 janvier 2008


Dionysos avait déjà réussi un grand coup avec leur précédent album « Monster In Love » qui était, disons une grande réussite, avec un univers concocté par Mathias Malzieu digne du grand Tim Burton. Ainsi Dionysos adepte des défis (surtout scéniques), allait nous sortir « La Mécanique du Cœur » qui est a la fois le livre écrit par le même Mathias et le CD. Le pari était donc d’illustrer certaines scènes du livre par des chansons comme une sorte de BO.


Le Livre : « La Mécanique du Cœur » est le troisième livre de Mathias Malzieu, son second roman. C’est l’histoire du « little Jack » qui naît le jour le plus froid du monde ce qui gèle son propre cœur, il va être donc remplacé par une horloge aux mécanisme fragile qui l’interdit a ressentir les émotions fortes comme la colère et surtout l’amour. Cependant le petit Jack va tomber amoureux de Miss Acacia une petite chanteuse de flamenco.
Le livre est une véritable métaphore de l’amour décriant sa beauté et ses dangers. On retrouve bien aussi dans le personnage principal une véritable ressemblance avec l’auteur Mathias Malzieux, ainsi que chez Miss Acacia les traits –comme le physique (voir pochette)- d’Olivia Ruiz (Vous êtes nul sans savoir que Mathias et Olivia vivent actuellement ensemble).
Ce livre est sans aucun doute moins émouvant de son prédécesseur « Maintenant qu’il Fait Tout le Temps Nuit Sur Toi », mais l’histoire est beaucoup plus entraînante et sonne véritable comme une aventure qui vous fera lire ce bouquin d’une seule traite. Le style de Mathias n’est pas parfait mais il est bourré d’humour et de petits détails qui vont charmer. Bref le bouquin est très bon mais ce ne sera pas non plus un chef d’œuvre, loin de là l’ambition de l’auteur qui veut avant tout raconter une très belle histoire.


Le Disque : Après avoir lu le livre, vous écouterez donc le disque (c’est l’ordre prescrit par les intéressés). La musique n’a semble t’il pas été changé pour deux sous mais elle à été encore plus approfondie, plus complexe pour coller au mieux avec l’ambiance du livre. Dionysos se plait-il donc de varier les plaisir entre ballade rock’n’roll’flamencotique ou bien berceuses rap ; avec une musique beaucoup plus savante. L’univers est tellement poussé que cela semble pouvoir rebuter certain, car oui Dionysos a pris le risque d’être moins « pop » et pas plus « rock », leur musique est réellement une identité a part aboutie par sa fraîcheur et son enthousiasme.
Dionysos a pu aussi rassembler une pléiade d’artiste pour interpréter les différents rôles et encore une fois c’est une réussite. Dirigés comme des acteurs la liste exhaustive de guest est vraiment belle avec: Emily Loiseau, Olivia Ruiz, Arthur H, Rossy de Palma, Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Alain Bashung et Eric Cantonna ; tout ces gens rentrent bien dans leur personnage et fournissent tout de très belles interprétations. Le disque est donc très bon mais cependant plus réservé aux fans que le précédent (que je trouve tout de même meilleur).


Vous allez me dire que le disque plus le livre ça fait mal au porte monnaie, mais faites vous prêter le bouquin et gravez le disque parce que les deux sont a connaître dans le monde très fermé du rock français. N’oubliez pas que Dionysos prend aussi tout son sens en live, avec des versions différentes des chansons, et un Mathias Malzieu en bête de scène (à côté Johnny peut se rhabiller)









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Now playing: The Libertines - What Katie Did
via FoxyTunes

see you later

samedi 5 janvier 2008

The Do [ou l'attente interminable]

L’univers de la pop folk risque bien d’être secoué dans un peu plus de deux semaines avec la sortie de « A Mouthful » premier album de The Do. Elle est finlandaise (Olivia), il est français (Dan) et s’est encore une fois myspace qu’il les a révélé, pourtant les deux amoureux se sont déjà illustrée dans l’univers des Bandes Originale un milieu très fermé. Pour une fois ce ne sont pas une commande qu’il va s’apprêter à sortir mais bel et bien un album à eux.


Pour le moment l’aperçu de ce premier album se résume au 4 chansons disponibles sur http://www.myspace.com/thedoband (j’ai pu en écouter 5 puisque ils viennent de remplacer sur le lecteur une chanson par une autre) et il en est plutôt encourageant. Tout d’abord pour ceux à qui cela ne dit vraiment rien « On my Shoulders » est la musique de la pub des cahiers Oxfords et elle est fort remarquable comme chanson. Puis écoutez « The Bridge is Broken » qui dans les 4 la plus réussie.
Ce qui ressort de ce [trop] court aperçu c’est une musique d’une profondeur incroyable qui garde une simplicité d’écoute au premier abord et qui dévoile tout au long de ses belles longueurs toute sa subtilité. La voix d’Olivia est tout simplement incroyable a en faire chialer pour les plus immersifs.


Bref la sortie de ce –je l’espère (mais bien parti)- chef-d’œuvre, va être longue et ne vous inquiétez pas je m’empresserait de faire mon critique (la semaine après la sortie parce que le 14 c’est le début de la semaine bac blanc)

see you later

vendredi 4 janvier 2008

Beirut



Vraiment la grosse claque de ce début 2008. Je crois que cette chanson peut être considéré comme une des plus belle chanson du monde. Ce Zack Codon est incroyable et son univers est tellement vaste. Non seulement la chanson est sublime mais le clip est certainement le plus beau que je n’aie jamais vu....
[Bientôt une présentation du groupe et une critique du dernier album parce que je pense que dès la reprise des cours et l'ouverture de la FNAC je vais me ruer sur ce cd]


Skins (revenons en au faits)

Revenons en au faits, la hype (ou buzz c'est similaire) est dangereuse mais la hype peut être aussi très réjouissante comme une femme atrocement piquante*. L'exemple même du buzz qui conduit a quelque chose c'est la série « Skins » de 9 épisodes qui passent en ce moment sur canal + et qui à déjà été diffusé en Angleterre.
Skins ce sont les chroniques d'adolescents de Bristol qui sur la route de l'inconscience vont droits dans les emmerdes. Leur vie ne bat que par le rythme des soirées, de la drogue, du sexe. Le monde de Disney est bel et bien oublié et ce qui frappe le spectateur c'est la violence de cette vérité car « Skins » à le mérite de décrire la jeunesse dans ce qu'elle a de plus effrayant mais surtout dans ce qu'il y a de plus vrai (donc effrayant). Anorexie, famille recomposée, la drogue, homosexualité, religion, l'alcool... la vocation sociale de « Skins » est dure mais véritable. Techniquement c'est très réussi, une photo qui colle à l'ambiance, des acteurs inexpérimentés mais criblant de sincérité, avec agencé avec une réalisation aussi moderne qu'audacieuse tout en étant terriblement efficace. La particularité de la réalisation est le fait que chaque épisode est concentré sur un personnage ce qui permet de mieux le cerner, mais cela n'empêche pas a la trame "generale" de chaque épisode.

Ajoutez une pointe d'humour dramatique agencé à une ambiance des plus glauque et vous obtenez la série la plus réussie du moment.


Les épisodes en Vost ici






Les dangers du buzz (et des jeux televisées)

Le Buzz... Voila le nouveau rythme de notre vie quotidienne, de notre vie culturelle. Nous allons voir un film au cinémas au lieu de le telegarger tout simplement parce tout les médias en parle. Les artistes musicaux sont « bons » si tout le monde les trouvent excellents (je ne vous parle pas des livres que nous lisons).
Cette médiatisation a outrance est a double tranchant, elle va vers une lente et progressive uniformisation de la culture et de la communication (exemple tout bête : tout le monde ne parle ne serait-ce qu'une seule fois de tecktonik dans une soirée). Sans cette diversification nous allons droit vers du nazisme culturel ou tout le monde ne pensent que par les majors ou les grands medias*. Pour trouver une véritable identité et se forger une culture il faut faire un effort et arrêter d'accepter l'identité mâchée que nous sert ceux au dessus Il nous faut trouver ce qu'il y a réellement de complaisant dans la culture qui est avant tout une chose individuelle et qui se transmet par les moyens de communication ; aujourd'hui nous assistons a l'effet inverse.

Cela dit la culture du buzz peut nous apporter des choses formidables à la condition qu'il ne faut pas juste ingurgiter ce que l'on nous sert. On peut par exemple parler des Klaxons certainement un des plus gros buzz musical, tout le monde aime mais pourquoi des personnes -les autres- aiment il la musique des Klaxons, parce que derrière la perception première se trouve le sublime.


Au départ je voulais parler de « Skins » la série anglaise « issue de la hype » et qui est tout simplement géniale mais je crois que je ferait un autre post pour...

Un certain Alex Turner disait « Don't believe the hype » il avait sûrement raison et peut être tord.


* je parle surtout de la publicité et de la télévision



see you later